L’épave (V)

Aujourd’hui sans un bruit j’ai marché dans le sable
Le ressac sur les rocs caressait tout mon être
Accroché à mes pieds le passé ineffable
De milliers de grains voués à disparaitre

Emportés par l’écume au fin fond de l’abîme
Observant le plafond des éternelles vagues
Les âmes éperdues que la brume sublime
Les couvrant du voiles des esprits qui divaguent

Traces éphémères balayées par le vent
Le ressac sur les rocs caressant tout mon être
Accrochés à mes pieds les débris de l’avant
Milliers de fragments destinés à renaître

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