Sail away

Dans le froid silence des pierres ancrées
Les planches si raides de ton dernier navire,
Immobile, attendent, un ultime zéphyr,
Soufflé de longs sanglots d’écumes éthérées.

Nommé d’une simple croix de métal doré,
Le vaisseau vogue enfin, et pour le soutenir,
Des flots infinis de fabuleux souvenirs,
De mains endolories, perdues, désespérées.

Alors que résonnent des notes exotiques
Teintées d’accents connus, de douceur maternelle,
Les vagues chamarrées saisissent l’éternel,
Retenant sans espoir le moment fatidique.

Le bateau clos file, tes yeux levés aux cieux,
Et s’enfonce à jamais dans les torrents de feu.

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